dimanche 1 février 2026
Symphonie pour un homme seul, de Pierre Schaeffer et Pierre Henry
La "Symphonie pour un homme seul" a été composée de 1949 à 1950 par Pierre Schaeffer et Pierre Henry, puis finalisée en 12 mouvements par Pierre Henry en 1951. C'est la première grande œuvre de musique concrète. En 1955, Maurice Béjart en a fait le premier ballet de musique concrète. Voici les 12 mouvements de la symphonie. Les parties entre parenthèses n'ont pas été retenues pour le ballet. La durée de la version originale est de 21 minutes.
Mouvements :
1 : Prosopopée 1
2 : Partita
3 : Valse
4 : Erotica
5 : (Scherzo)
6 : (Collectif)
7 : Prosopopée
8 : Eroïca
9 : Apostrophe
10 : (Intermezzo)
11 : Cadence
12 : Strette
Rebonds - B de Iannis Xenakis
Percussionniste : Adélaïde Ferrière
Adélaïde Ferrière (percussions) interprète Rebonds : Partie B de Iannis Xenakis. Extrait du concert Générations France Musique, le Live, enregistré le 1er décembre 2018.
Sud (1985) de Jean-Claude Risset
Sud
Cette œuvre a été commandée par le ministère français de la Culture, à partir d’un projet initié par le GRM, où elle a été réalisée vers 1984-1985. La pièce utilise principalement des sons enregistrés dans le massif des Calanques, au sud de Marseille, ainsi que des sons synthétisés par ordinateur (également à Marseille). Ces sons ont ensuite été traités à l’aide d’un autre ordinateur au GRM.
Les sons naturels et synthétiques sont d’abord présentés séparément. Au fil de l’œuvre, ils se fondent de plus en plus, par le biais du mixage et des traitements. Ainsi, de véritables chants d’oiseaux, tout comme des sons synthétiques évoquant des oiseaux ou des insectes, ont été spatialisés.
Dans le troisième mouvement, le filtrage des croassements d’oiseaux apparaît d’abord comme un écho coloré, puis comme un véritable « raga » d’oiseau utilisant l’échelle défective. L’origine des nombreux sons déduits du matériau germinal peut être rattachée à un « arbre généalogique » mettant en évidence la prolifération sonore et évoquant un rhizome.
(J.-C. R.)
Arkheion, les voix de Pierre Schaeffer [1996] par Christian Zanési
Ancien élève de Guy Maneveau et de Marie-Françoise Lacaze à l’Université de Pau (sud de la France) (1974–1975), puis de Pierre Schaeffer et de Guy Reibel au Conservatoire de Paris (1976–1977).
En 1977, il rejoint le Groupe de Recherches Musicales (GRM). Il y apprend et y pratique l’ensemble des compétences techniques liées au son, à travers une grande diversité d’expériences, de productions et de rencontres.
Il est à l’origine de nombreux projets dans les domaines de la radio, de l’édition et des événements musicaux, parmi lesquels : l’émission radiophonique Electromania sur France Musique, le festival Présences électronique, ainsi que les coffrets de CD « Archives GRM », « Bernard Parmegiani, l’œuvre musicale » et « Luc Ferrari, l’œuvre électronique ».
Il est actuellement directeur artistique de l’INA GRM.
Depuis les années 1990, Christian Zanési compose à partir de son studio personnel et puise son inspiration dans la rencontre poétique avec des sons remarquables.
En 2011, Christian Zanési participe au documentaire Musique(s) électronique(s) de Jérémie Carboni, consacré à la musique électronique.
Vidéo réalisée avec vokoscreen et Sonic Visualiser sur un système Linux Kubuntu 14.04 LTS.
Méthodes numériques d'inspiration géométrique pour la synthèse sonore par modèle physique; application à un modèle de corde géométriquement exact. Pierre Carré.
Pithoprakta de Iannis Xenakis
Iannis Xenakis (1922-2001) Pithoprakta (1955-56) pour orchestre Version : Arturo Tamayo, Orchestre Philharmonique du Luxembourg Timpani recordings, 2008 Partition graphique de l'excellent Pierre Carré.
Espèces d'espaces de Bernard Parmegiani
Œuvre composée en 2002. Créée au Studio 104 de la Maison de la Radio, le 14 octobre 2002 (Paris, France). Parue en 2008 dans le cadre de la collection L’Œuvre musicale en 12 CD, éditée par l’INA-GRM, France.
Base Metals (2000) de Denis Smalley
Le titre fait référence aux sons métalliques qui ont fourni le matériau central de l’œuvre, et évoque également le processus créatif de transmutation de ces sources brutes vers un plan musical et expressif plus élevé.
Toutes les sources métalliques proviennent de sculptures sonores créées par l’artiste Derek Shiel à partir d’objets métalliques collectés sur une longue période. Parmi la vaste gamme d’objets disponibles,ont été sélectionnés ceux dont les propriétés résonantes internes pouvaient offrir des familles spectrales variées. Certains possédaient des qualités intervalliques et tonales, d’autres étaient inharmoniques ou plus bruitées, et certains encore sonnaient de manière plus synthétique que véritablement métallique. Bien que l’œuvre comporte un certain nombre d’impacts et de résonances orchestrés, l'intérêt du créateur portait moins sur le choc du métal que sur des morphologies plus soutenues. L’accent est donc mis sur des poussées, élans, tourbillons et balayages variés d’énergie spectrale, équilibrés par des dérives, ondulations et creux plus calmes, l’ensemble entrant et sortant de moments plus nettement pulsés.
Ces mouvements sont également spatiaux : approches, émergences, dispersions et disparitions lointaines, laissant parfois derrière elles les résidus de traînées spectrales. Les familles sonores issues du métal, presque jamais absentes, sont mises en relation avec quelques autres types de sons. Ceux qui connaissent les œuvres antérieures de Denis Smalley pourront reconnaître à l’occasion un « son réfugié » du passé, recontextualisé.
Base Metals a été composée en 2000 dans le studio du compositeur et créée le 15 octobre 2000 lors du 7ᵉ Festival international acousmatique L’Espace du son (Bruxelles, Belgique). L’œuvre a été commandée par Sveriges Radio Malmö — la radio suédoise de Malmö (Suède). Remerciements à Derek Shiel pour avoir mis ses sculptures sonores à disposition, ainsi qu’à Bosse Bergqvist pour avoir initié la commande.